Le dindon : une sacrée farce

4207244.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxLe cinéma français – à l’heure où certains le rhabillent pour l’hiver à l’instar d’Eric Neuhoff – rengorge de surprises, plus ou moins bonnes et multiplie les paris plus ou moins audacieux, plus ou moins risqués avec des résultats plus ou moins… mitigés.

Le nouveau film de Jalil Lespert en est la parfaite illustration. Nous sommes à la fin des années 1950, début des années 1960. Pontagnac est un homme d’un certain milieu social, plutôt distingué. Un jour, il tombe littéralement sous le charme de Victoire. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Victoire est la femme de Vatelin, l’un de ses amis et associés. Ce dernier est amoureux de son épouse et ne semble pas trop troublé par les intentions de Pontagnac d’autant que Victoire n’est pas si simple à manipuler, du moins en apparences. C’est sans compter d’autres personnages qui s’invitent dans la danse, notamment Rediop, un (autre) prétendant de Victoire et Suzy, une ancienne relation de Vatelin – accessoirement la femme de son associé américain – sans oublier Madame de Pontagnac, elle-même. Tout ce joyeux monde s’embarque dans un sacré vaudeville, sans mesurer les conséquences.

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Librement inspiré de la pièce culte de Georges Feydeau, Le Dindon revisite tous les codes du vaudeville et des situations plus ou moins cocasses. Pontignac tente de tirer son épingle du jeu en séduisant Victoire qui n’est pas insensible aux avances de Rediop, un riche dandy, tout aussi séducteur, le tout sous l’œil soupçonneux de Madame de Pontignac. Autant dire qu’avec cette histoire sans dessus dessous, on devrait passer un très agréable moment et rire de ces situations, toutes aussi folles les unes les autres.

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Sauf que Le Dindon est une sacrée farce, et ce n’est pas un compliment ! Malgré un bon rythme, on tombe rapidement en rond et le spectateur ne peut qu’être navré par la qualité du film comme s’il y avait un air de « déjà-vu ». Plutôt que de s’inspirer de Feydeau, Jalil Lespert se contente de filmer une représentation de Feydeau, comme si on copiait une représentation théâtrale et qu’on le diffusait sur grand écran. Sans oublier un manque de peps, ce qui rend les 1 heure et 25 minutes du film assez laborieuses.

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Malgré un thème facile et une durée plus que correcte, Le Dindon se distingue par une certaine pauvreté et un ennui certain. La faute probablement à un jeu d’acteurs laborieux et à un sentiment de réchauffé.

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Le genre de film qui donne des billes à Eric Neuhoff (même si la mauvaise foi n’est jamais loin, mais ça c’est une autre histoire ^^)

Le Dindon

Un film de : Jalil Lespert

Pays : France

Avec : Dany Boon, Guillaume Gallienne, Alice Pol, Ahmed Sylla, Laure Calamy, Camille Lellouche, Esteban, Elisa Ruschke…

Genre : Comédie

Durée : 1h25

Sortie : le 25 septembre

Note : 7/20

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