On l’appelle Jeeg Robot : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités »

On_l_appelle_Jeeg_RobotVous connaissez cette phrase culte : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » ?. Les aficionados de Spiderman (version 2000 avec Tobey Maguire, Kristen Dunst et James Franco) s’en souviennent encore par cœur et résumait assez bien l’esprit de la trilogie de Sam Rami.

Ici, pas d’homme-araignée, ni personne issue tout droit de l’univers Marvel mais un malfrat qui devient du jour au lendemain un super-héros, du moins, il apprend à le devenir. Il s’agit d’Enzo, poursuivi par la police romaine. Pour semer les policiers, il plonge dans les eaux du Tibre. Au contact avec une source radioactive, il se réveille avec des pouvoirs surhumains, pouvoirs qu’il décide d’utiliser dans le cadre de ses activités criminelles. L’irruption d’une jeune femme, fille d’un de ses associés, marginale et paumée et fan d’un manga japonais, Jeeg Robot, va changer la donne.

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J’adore les films italiens, tant ils sont surprenants. Surtout lorsqu’ils font référence à l’univers manga. Mais plus que cela, il s’agit d’un véritable hommage à ce genre. On l’appelle Jeeg Robot ne fait cependant pas dans la dentelle tout comme Enzo, le personnage principal. Voleur et solitaire, il ne fait confiance à personne et voit plutôt en ses nouveaux pouvoirs, un moyen de réaliser des coups supplémentaires. Mais c’est sans compter sur Alessia, qui a l’apparence d’une junkie et qui semble paumée. C’est en réalité, une jeune femme autiste qui ne demande qu’amour et protection, elle qui fut longtemps abusée par les hommes et notamment un certain « Ministre ». Au cœur d’un énième coup qui a mal tourné, elle se tournera vers Enzo qu’elle considérera bien vite comme un super-héros, le fameux Jeeg Robot. A son contact, elle sera d’une certaine manière, un mentor, celle qui l’invitera à faire le bien plutôt que le mal notamment lorsqu’il sera confronté à un groupe de criminel mené par celui qu’on appelle Le Gitan, un homme tout aussi perché qu’inquiétant, une sorte de Joker italien, si vous voulez. C’est dans ce contexte qu’Enzo se sublime peu à peu pour devenir un super-héros, après avoir fui cette responsabilité qui reste lourde à porter. Mais pour ce faire, encore faut-il trouver quelqu’un qui croit en vous, non ?

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Reprenant les codes du manga, On l’appelle Jeeg Robot détonne pour un film italien, notamment pour sa violence. Attention, pas d’excès d’hémoglobine mais une violence assez vive, à la Pulp Fiction, histoire de bien mettre en avant la folie de certains personnages. Malgré quelques longueurs, l’histoire se défend bien et laisse place à une fin ouverte. Possibilité d’une suite au ciné ou sur petit écran ? A voir !A espérer du moins !

On l’appelle Jeeg Robot (Lo chiamavano Jeeg Robot)

Un film de : Gabriele Mainetti

Pays : Italie

Avec : Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Ilenia Pastorelli, Salvatore Esposito, Stefano Ambrogi…

Genre : Action, Science Fiction, Comédie…

Durée : 1h58

Sortie : le 3 mai

Note : 15/20

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