Gangsterdam : là, on a (vraiment) touché le fond !

031072Un film avec Kev Adams, cela suscite toujours les passions. Il y a ceux qui ne jurent par lui (généralement, les jeunes filles en fleurs et les adolescents boutonneux) et il y a ceux qui ne peuvent plus le voir en peinture, tellement ils le trouvent insupportable et niais. Et puis, il y a ceux, comme moi, qui sont dans une sorte de zone grise, ceux qui n’iront pas faire du « Adams bashing » mais qui ne se presseront pas non plus pour aller voir un de ses spectacles et qui iront voir son film, seulement parce qu’ils ont une carte illimité et qu’ils sont blogueurs ciné ! 😉

C’est donc sans attente particulière mais avec le secret et illusoire espoir d’être agréablement surpris que je suis allé voir Gangsterdam. Le film raconte l’histoire de Ruben, un étudiant en droit à La Sorbonne, très peu à l’aise avec les gens au point qu’il rate son oral. Rebelote pour une nouvelle année en compagnie de Durex, son meilleur ami, et de Nora, une fille qu’il a rencontré à la bibliothèque universitaire et qui l’aide pour ses cours. Lors d’un contrôle de police, Nora a oublié sa veste et Ruben la récupère pour la lui rendre, tout en ignorant qu’elle cachait un paquet de marijuana. Un coup de maitre accidentel qui n’échappera pas à Mishka, le « patron » de Nora qui propose à Ruben d’accompagner la jeune femme à Amsterdam, réceptionner un autre colis, juste avant les exams.

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Comme je vous l’indiquais plus tôt, je ne nourrissais pas d’espoirs en allant voir le dernier film de Kev Adams, tout au plus, rire de quelques situations potaches, rendant le film potable. Mes craintes se sont – hélas ! – confirmées. Non seulement, Gangsterdam se distingue par un scénario pauvre et affligeant, où le spectateur est invité à en constater la nullité. C’est toujours le même mode opératoire chez Kev Adams : il incarne un anti-héros, véritable loser surtout avec les filles qui a en plus, le malheur de tomber sur la bombe de service et dont tout le monde sait qu’il va finir par choper ! A cela, ajouter des gags tout aussi affligeants, deux trois clichés sur les Pays-Bas et Amsterdam, Durex (le mal-nommé), le meilleur ami beauf incarné par un Côme Levin, un peu tête à claques, sans oublier Hubert Koundé (le gars de La Haine, quoi !) et Patrick Timsit dont on se demande encore pourquoi ils sont là (à moins qu’ils aient un souci avec le Fisc), vous obtenez quelque chose de bien indigeste !

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Pensant avoir tout vu avec Aladin, je n’aurais jamais douté qu’avec Gangsterdam, on aurait tout simplement touché le fond. Sans doute, le film trouvera grâce auprès des fans de Kev Adams et de celles et ceux qui aiment l’humour gras, salace et scato de ses acolytes. Alors vous me direz que je suis un petit con de 32 ans qui doit être un nostalgique de l’humour tout aussi gras et salace de Michel Youn, qui ont fait les grandes heures du Morning Live, il y a 17 ans. Mais comme l’a dit bien résumé un ami sur Facebook :

« À une époque on brocardait Michaël Youn et son public. Mais au moins était-il créatif dans son outrance. Kev Adams fait du réchauffé de vieil humour franchouillard rance déguisé en jeunerie. Son succès hors de « Soda » est inconcevable… »

Sur ce, bonne projection à celles et ceux qui vont aller voir Gangsterdam ! 😉

Gangsterdam

Un film de : Romain Levy

Pays : France

Avec : Kev Adams, Manon Azem, Côme Levin, Hubert Koundé, Mona Walravens…

Genre : Action, Comédie

Durée : 1h40

Sortie : le 29 mars

Note : 2/20

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