Au Revoir le bonheur : au nom du père et des fils

Je ne le dirai jamais assez mais je porte un amour inconditionnel au Canada et tout particulièrement pour le Québec. Il y a pas à dire, je suis dingue de cette province et des gens qui la peuplent et ne rêve que d’une chose : y retourner dès que possible. 

En attendant, je me contente de regarder le Journal de Radio-Canada, de visionner des séries mais aussi d’aller dans les salles obscures découvrir les films de la Belle Province remplis de moments cocasses comme mélancoliques. Au revoir le bonheur fait partie de cette catégorie et nous raconte l’histoire de quatre frères que tout oppose. Quatre frères qui se rendent à la maison familiale située sur les Iles-de-la-Madeleine, en plein cœur du Saint-Laurent. L’instant est particulier car Nicola, Thomas, Charles-Alexandre et William viennent de perdre leur père. Ensemble, et accompagnés chacun de leurs femmes et/ou enfants respectifs, ils tentent de mettre leurs différents de côté pour rendre hommage à leur père, comme il se doit. 

Douze ans après Starbuck, film qui a inspiré Fonzy, et près de cinq ans après L’extraordinaire voyage du Fakir, son dernier projet, Ken Scott nous présente la famille Lambert, une famille plus ou moins fonctionnelle avec quatre frères aux caractères bien affirmés. On a tout d’abord Nicola, un peu désinvolte et qui papa de quatre enfants, tous issus de mère différente. Ensuite, vient Thomas, le nostalgique et qui a le sentiment que son père l’avait un peu oublié de son vivant. Quant à Charles-Alexandre, c’est un peu le chef de famille et un businessman accompli, un peu autoritaire. Enfin, notons la présence de William, auteur de pièce de théâtre qui est cependant en panne d’inspiration depuis quelques années, ce qui a une conséquence non négligeable sur sa confiance en soi. 

Tous les quatre reviennent dans la maison de leur enfance pour un ultime hommage à leur père. Mais comment dire au-revoir à une personne si appréciée et respectée, notamment du personnel qui s’occupait de la maison familiale en son absence ? Poser cette question suppose également de se plonger dans l’après, plus exactement l’après-deuil. Que faire de la maison ? Surtout comment poursuivre son bout de chemin ? Avec ses frères ou en solo ? 

Une question que nos quatre protagonistes se posent et à laquelle ils ne manqueront pas de s’opposer, voire s’affronter pour mieux se retrouver. L’occasion aussi pour certains de s’interroger, voire se remettre en cause dans ce moment si particulier, sans pour autant perdre de vue, ce principe si intangible qu’est la famille. 

Ken Scott souhaitait initialement tourner Au revoir le bonheur en Provence puis à Cuba mais la pandémie de COVID19 est passée par là. Au final, c’est non seulement un mal pour un bien de tourner aux Iles-de-la-Madeleine mais c’est un cadre idéal pour raconter cette histoire touchante mais aussi drôle qui nous rappelle que malgré les différences, les oppositions voire les litiges, un frère ou une sœur restera toujours un frère ou une sœur. 

Au revoir le bonheur

Un film de : Ken Scott

Avec :   François Arnaud, Antoine Bertrand, Louis Morissette, Patrice Robitaille, Julie LeBreton, Charlotte Aubin…  

Pays : Canada

Genre : Comédie

Durée : 1h47

Sortie : 11 janvier 

Note : 14/20

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