Mourir peut attendre : « My name is Craig. Daniel Craig! »

Dix-huit mois d’attente contrainte et forcée. Dix-huit mois à se demander si on allait enfin découvrir ce film tant les rumeurs et autres spéculations faisaient bon train ! 

Il est toutefois bel et bien là, ce vingt-cinquième opus des aventures de James Bond, ce Bond 25 ! Nous retrouvons ce fameux James, désormais retiré des services secrets de sa Majesté et filant le parfait amour avec Madeleine Swan. Le couple, nouvellement marié, se rend à Matera en Italie. Ce moment de détente est rapidement remis en cause en raison d’un événement majeur qui remettra leur couple en question. Cinq ans après, on retrouve l’ancien agent en Jamaïque. C’est là où son vieil ami, Felix Leiter, un agent de la CIA le retrouve pour lui demander son aide. Il s’agit d’exfiltrer Valdo Obruchev qui vient d’être enlevé par une organisation secrète et qui a développé une arme de destruction massive particulièrement redoutable. Bond, malgré quelques réserves, finit par accepter. Direction Cuba pour porter secours au scientifique. La mission s’avère toutefois plus complexe que prévue et finira par prendre une tournure inattendue. L’ex-espion découvre alors une nouvelle piste qui le mène à un certain Safin, un homme qui le connaît bien plus qu’il ne le pense et qui est lié à plusieurs personnes et éléments de son passé. 

Il n’est pas toujours simple de dire adieu à un personnage auquel on vous aura facilement identifié ! C’est le cas pour Daniel Craig qui tire donc sa référence, quinze ans après avoir endossé le costume de l’agent britannique pour la première fois dans Casino Royale. Dans ce dernier opus, il incarne un James Bond tout aussi complexe et sombre, bien différent des précédents, plus distingués, pour ne pas dire aristo ! James Bond version Daniel Craig, c’est un homme qui conserve une carapace, qui semble froid ou du moins n’exprime peu ses émotions !

Cette impression est remise en cause dans Mourir peut attendre et de façon assez inattendue ! Le film n’est en effet pas avare en révélations et les surprises ne sont pas forcément celles que l’on pense ! James Bond, version Daniel Craig, c’est aussi un homme qui doit apprendre à partager le pouvoir avec les femmes. A ce titre, une mention particulière à Lashana Lynch et Ana de Armas qui prennent littéralement le pouvoir, qui font comprendre que #MeToo est passé par là et que les règles du jeu ont changé ! James Bond doit l’accepter, bon gré malgré, le mâle dominant et dominateur, séducteur à l’envi n’est plus ! 

C’est au contraire, une facette assez inattendue de James Bond que le spectateur découvre progressivement et qui rend ce dernier épisode vraiment spécial. Bien sûr, le film respecte le cahier des charges mais se donne également les moyens d’offrir à son interprète principal une fin à la hauteur du personnage décidément complexe et inattendu. 

Malgré ses 2h43 et deux scènes ante-générique, Mourir peut attendre conclut assez raisonnablement le cycle Daniel Craig. Est-ce le meilleur des James Bond ? Difficile à dire mais une chose est sure, il ne laissera personne indifférent (surtout une fois le sort du personnage connu). La boucle est bien bouclé ! Time to move on something else ! 

Mourir peut attendre (No time to die)

Un film de : Cary Joji Fukunaga

Avec : Daniel Craig, Léa Seydoux, Rami Malek, Lashana Lynch, Ralph Fiennes, Christoph Waltz, Ben Whishaw, Naomie Harris, Jeffrey Wright… 

Pays : Etats-Unis/Royaume-Uni

Genre : Action, Espionnage, Thriller 

Durée : 2h43

Sortie : 6 octobre

Note : 15/20

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