Play : rembobinage

0483360.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxParfois, on aimerait bien revenir sur des moments-clé de notre vie, ces instants qui ont eu une influence, le plus souvent capital, sur la suite des choses. Histoire d’y voir plus clair, comme si on regardait un film et qu’on se met à rembobiner et tout reprendre depuis le début.

Nous sommes en 1993. Max a 13 ans et pour son anniversaire, ses parents lui offrent sa première caméra. Très vite, il filme tout : des fausses pubs avec les potes, les soirées avec les mêmes potes, leur première virée en boite de nuit, la première fois où il conduit une voiture, leur virée à Barcelone… durant 25 ans, Max met en boîte les moments importants de sa vie, ses amours, ses réussites, mais aussi ses échecs et ses remises en question. L’occasion pour lui, en revoyant les images, de faire le point.

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Le bilan, ou du moins un premier bilan. Lorsque Max décide visionner ses cassettes, c’est toute sa vie qui défile. Les moments heureux bien évidemment avec sa sœur, ses parents et ses amis mais également les instants plus mélancoliques. Tout au long des vingt-cinq dernières années, Max et sa bande de potes (Emma, Arnaud et Mathias) ont fait des choix, ont évolué, se sont aimés mais aussi affrontés. Certains sont devenus parents et d’autres sont mariés ou restent des célibataires endurcis. Max, lui, a mené sa barque, à l’instar des gens de sa génération, entre enthousiasme, rêves et désillusions. Cependant, une question le taraude : et s’il était passé à côté de l’essentiel ?

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Après le très drôle Les Gamins et le très oubliable Robin des Bois, la véritable histoire (au mieux, un navet consommable !), Anthony Marciano passe la troisième et s’inscrit dans un registre plus mélancolique, du moins réaliste. Il raconte l’histoire d’une génération – la sienne – qui a connu le club Dorothée, Internet et son très bas débit, la première étoile des Bleus et qui avait vingt ans à l’aube de l’an 2000. Une certaine insouciance qu’on retrouve assez bien chez Max incarné par un bon Max Boublil. Une insouciance qui se confrontera plus ou moins à la réalité et que l’homme devra bien affronter avec ou sans sa caméra. Et si, justement, filmer tout ce qu’il voit, c’est comme une « protection », notamment face à Emma ?

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Initialement prévu pour le 16 octobre dernier, Play sort finalement en ce premier jour de l’année 2020 et de la nouvelle décennie. Au moment où je rédige cette critique, je me sens un peu comme un privilégié car j’ai eu l’opportunité de voir le nouveau film d’Anthony Marciano en septembre dernier lors de la Semaine de la Comédie UGC. A la fois drôle et mélancolique, Play ne s’adresse pas seulement à la génération du réalisateur mais également à nous avec nos réussites, nos joies et nos peines. Le roman de notre vie qu’on relit, qu’on visionne et qu’on continue d’écrire, en attendant le point final.

De quoi commencer 2020 sous une note philosophique ! 😉

Play

Un film de : Anthony Marciano

Pays : France

Avec : Max Boublil, Alice Isaaz, Malik Zidi, Arthur Perier-Pillu, Noémie Lvovsky, Alain Chabat, Camille Lou, Alexandre Desrousseaux, Gabriel Caballero, Gabriel Brunet, Mathias Barthélémy, Camille Richeux, Jules Porier, Thomas Aprahamian, Marie Narbonne…

Genre : Comédie

Durée : 1h48

Sortie : le 1er janvier

Note : 14/20

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