Le Mans 66 : course de vitesse

5193325.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxJe ne suis pas trop fan de course automobile. Enfin, disons que je n’ai pas trop l’occasion de suivre des courses même si je connais les grandes lignes de la Formule 1 et des compétitions mythiques comme les 24 heures du Mans.

Une course prestigieuse, impressionnante mais aussi exigeante qui a en fait plus d’un, notamment Carroll Shelby et Ken Miles dont leur amitié et coopération est portée à l’écran par James Mangold. Nous sommes en 1963. Shelby, un ancien pilote de course, est un retraité des circuits, désormais à la tête de plusieurs concessions. Il vend des voitures au design soigné et reste un fan de vitesse. Dans le même temps, Henry Ford II, le petit-fils du fondateur de l’entreprise du même nom, n’a qu’un rêve : remporter les 24 heures du Mans, dominées depuis des années par Ferrari. Si les ingénieurs travaillent d’arrache-pied pour concevoir une voiture performante, capable de rivaliser avec l’écurie italienne, les résultats se font toujours attendre. Déterminé à s’imposer et à prendre sa revanche sur les Italiens, Henry Ford II fait appel à Shelby pour assouvir ses ambitions. C’est alors que ce dernier, après plusieurs déconvenues,  recrute son ami Ken Miles. Malgré son caractère explosif, Shelby est persuadé que le Britannique est le seul qui peut apporter la victoire tant attendue à l’écurie Ford. L’édition 1966 des 24 heures du Mans sera l’occasion de le prouver.

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Carroll Shelby/Ken Miles. Un duo à la fois opposé et complémentaire. En effet, si Shelby est un homme plutôt mesuré, voire en retrait, Miles a un fort caractère et est assez casse-cou, qui n’aime pas trop suivre les règles. Ce tandem sera pourtant la pierre angulaire des ambitions d’Henry Ford dans le sport automobile, dans un contexte où les écuries britanniques et italiennes dominent largement. Au début des années 1960, en effet, si la voiture s’impose dans un des éléments évidents de l’American Way of life, il n’est pas cependant pas encore vu comme symbole de puissance des Etats-Unis. Les 24 heures du Mans vont être l’occasion pour Ford de s’imposer et montrer ce que ses voitures ont dans le ventre.

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On pourrait alors se dire que Ken Miles est vu comme l’homme de la situation et qu’il est accueilli en tant que tel. En réalité, cela n’est pas si simple. Si le sport automobile et la voiture en particulier font rêver, il n’en demeure pas moins élitiste et n’entre pas qui veut dans ce cercle assez fermé. Ken Miles l’apprendra à ses dépens, lui que certains voient comme un fort en gueule, un prolo et surtout un plouc. Ce dernier pourra néanmoins compter sur le soutien sans faille de Shelby. Pour ce dernier, l’équation est simple : si Ford veut avoir une chance de gagner, le pilote britannique leur est indispensable.

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Bon film malgré un rythme assez lent – en première partie essentiellement – Le Mans 66 se défend bien et permet de porter en lumière ce duo que je méconnaissais mais qui a largement contribué au sport automobile.

Le Mans 66 (Ford v. Ferrari)

Un film de : James Mangold

Pays : Etats-Unis

Avec : Matt Damon, Christian Bale, Caitriona Balfe, Tracy Letts, Jon Bernthal, Corrado Invernizzi, Ian Harding, Wallace Langham, Ray McKinnon…

Genre : Biopic, Drame

Durée : 2h32

Sortie : le 13 novembre

Note : 14/20

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