Venom : ni purge, ni chef d’œuvre

1363911.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDans le monde des super-héros, le film était ou moins attendu et il devait faire le buzz en mois d’octobre. Un héros de comics assez sombre, ambivalent et dont on ne sait véritablement s’il est bon ou mauvais. A l’instar du long-métrage de Ruben Fleischer.

Nous sommes à San Francisco. Eddie Brock est journaliste, du genre grande gueule. Talentueux, c’est un reporter spécialisé dans les enquêtes très louches. Il est fiancé à Anne, une avocate prometteuse. Bref, tout va pour le mieux jusqu’au jour où il interviewe Carlton Drake. Il est à la tête de la Life Foundation qui est accusée de mener des expériences sur des cobayes humains. Se servant des éléments découverts dans les dossiers d’Anne, Eddie tente de savoir ce qu’il se passe concrètement et accuse formellement Drake. Sans preuve tangible, il est renvoyé de sa rédaction et est quitté par sa fiancée, qui s’estime dupée. Six mois après, Eddie n’est plus que l’ombre de lui-même. Sans boulot, il vit dans un appartement miteux. C’est alors que Dora Skirth, un médecin désapprouvant les méthodes de Drake, fait appel à lui. Tous deux retournent au laboratoire afin de recueillir des preuves. C’est alors qu’un symbiote, une espèce extraterrestre qui agit de manière autonome, s’introduit dans le corps du journaliste. Eddie Brock devient Venom. Tous deux vont devoir cohabiter d’autant qu’une menace bien plus grande se profile.

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Je vais vous le dire franchement, Venom n’est ni bon ni mauvais. Autrement dit, si on est très très loin du chef d’œuvre et de ce qu’on peut attendre d’un Marvel (en même temps, ce n’est pas un film Marvel, du moins directement !), on est loin de la purge pure et simple qu’on décrit certains cinéphiles. Certes, le scénario est simple et on peut aisément s’attendre à un dénouement classique. Eddie Brock est celui qui n’a rien demandé – d’autant qu’il a tout perdu – et qui se retrouve à devoir cohabiter avec un être qui le domine et qui lui prend pas mal d’énergie. Bien évidemment, il ne fait pas la distinction entre le Bien et le Mal et Eddie ne sait pas trop faire de ce pouvoir qui le fascine mais qui en même temps, l’effraie.

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Pour le reste, Venom assure juste le service minimum en matière de cascades, d’effets spéciaux ou encore de scènes badass. Cet être est censé faire peur – du moins nous mettre un peu mal à l’aise avec sa forme à la fois humaine et reptilienne – mais sur ce plan, c’est plutôt raté, il est impressionnant d’ennui et méchamment prévisible. Même le traditionnel caméo de Stan Lee perd de son peps et on se demande s’il était bien utile qu’il soit là ! Celles et ceux qui ont les Avengers, Spiderman, Iron Man et compagnie (en clair, tous les films produits par Marvel et qui font partie du Marvel Comics Universe, MCU) sauront aisément de quoi je parle et comprendront sans doute mon allusion, en fin de projection.

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A se demander si la scène post-générique (ou plutôt les scènes post-génériques) était celle qui fut la mieux réussie de tout le film !

Venom

Un film de : Ruben Fleischer

Pays : Etats-Unis

Avec : Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Reid Scott, Scott Haze, Jenny Slate…

Genre : Action, Science-Fiction

Durée : 1h52

Sortie : le 10 octobre

Note : 10/20

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