Gangsta : petits dealers et gros cartels

0119398.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgCeux qui lisent régulièrement mon blog connaissent mon appétence pour le cinéma belge, un cinéma très particulier aux multiples facettes. S’il est très social, du genre les frères Dardenne, ou très ironique, du style Jaco Van Dormael, voire très cynique (Lucas Belvaux et son légendaire C’est arrivé près de chez vous), il peut être carrément déjanté et pour voir cet état de fait, il faut se rendre, côté néerlandophone.

Direction la Flandre et plus précisément Anvers, la seconde ville du plat pays, fief de la Nieuwe Vlaams Alliantie (NV-A). Adamo, Volt, Junes et Badia sont quatre amis d’enfance qui ont grandi dans le quartier populaire de Kiel, situé dans le sud de la ville. Ils sont fans de Tony Montana et des jeux vidéo. Sans travail et sans aucune qualification, ils vivent de larcins, tout en rêvant de quitter leur milieu et leur communauté, pour mieux rejoindre le crime organisé. Un jour, ils dérobent dans le port d’Anvers, plusieurs kilos de cocaïne qu’ils revendent à prix cassés. Ils pensent faire l’affaire du siècle mais ils ont, sans le savoir, enclenché une guerre entre un baron de la drogue d’Amsterdam et le cartel colombien.

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Ceux qui aiment les belles bagnoles, les courses poursuites ou encore les bad boys, en auront pour leur argent ! Sur ce point, le film d’Adil El Arbi et de Bilall Fallah tient ses promesses ! Grâce à un rythme particulièrement soutenu, le spectateur suit l’histoire de nos quatre lascars et surtout la galère dans laquelle ils se sont embarqués, rêvant d’argent facile et surtout de lendemains qui chantent. En effet, Adamo et ses copains, à l’instar de certains s’imaginaient être les rois du monde, forts d’un certain immodéré pour le risque. C’est sans compter sur le fait qu’ils se frottent à un milieu qui n’est pas connu pour sa tendresse. Ils l’apprendront à leurs dépens mais sauront trouver les moyens et la forme nécessaire de rester groupés face aux coups fourrés.

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L’occasion également de découvrir une certaine réalité, assez peu reluisante. Dans le monde de la drogue, les plus corrompus ne sont pas forcément ceux qui l’ont croient et les surprises sont légions. Les quatre amis, Adamo en tête, devront tirer leur épingle du jeu pour savoir sur qui ils peuvent compter et envers qui ils doivent se méfier. L’enjeu est au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer et, à façon des sept péchés capitaux, nos amis devront assumer leur statut s’ils souhaitent s’en sortir.

Film déjanté pour ses scènes d’action et certaines de ses répliques, sans être exceptionnel en soi, Gangsta ne reste pas moins inaperçu. Du bon divertissement en prime mais suffisant d’autant qu’Adil El Arbi et Bilall Fallah ont été contactés par Hollywood pour réaliser Bad Boys III ainsi que Le flic de Beverly Hills III. Chapeau bas !

Gangsta (Paster)

Un film de : Adil El Arbi et Bilall Fallah

Pays : Belgique

Avec : Matteo Simoni, Nora Gharib, Nabil Mallat, Saïd Boumazoughe, Junes Lazaar…

Genre : Action, Policier

Durée : 2h05

Sortie : le 28 février

Note : 14/20

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