Les Aventures de Spirou et Fantasio : pardon Franquin ! (Pardon vraiment !)

« Dans la vie, il y a deux types de cinéma français. Ceux qui tentent de faire les choses bien et ceux qui s’en battent littéralement les c******* ».

3229458C’était il y a quatre mois et ce tweet au vitriol n’est pas de moi mais de Quentin Dumas, un cinéphile qui comparait les affiches de D’Au-revoir là-haut, magnifique film d’Albert Dupontel et des Aventures de Spirou et Fantasio, la nouvelle adaptation au cinéma d’un monument de la BD franco-belge et dont on pouvait craindre le résulat… plus qu’inégal dirons-nous.

Quatre mois après, ces craintes sont malheureusement fondées et ce n’est pas le synopsis qui viendra sauver quoi que cela soit.

Nous sommes quelque part en France dans un grand hôtel. Spirou est un prétendu groom qui passe son temps à dépouiller discrètement les gens. Alors qu’il est repéré en plein larcin, il tombe sur Fantasio, un journaliste tout aussi gauche que psychorigide qui en pince toujours pour son ex et consoeur rivale, Seccotine. La rencontre entre Spirou et Fantasio promet d’être houleuse. Dans le même temps, le comte de Champignac, scientifique aussi génial qu’extravagant, est enlevé par les sbires de l’infâme Zorglub, un mégalomaniaque qui rêve tout simplement de dominer le monde. Spirou, Fantasio et Seccotine vont devoir former un trio afin de retrouver Champignac et accessoirement mettre fin aux ambitions démesurées de Zorglub.

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Pardonne-leur Franquin parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ! Certes, l’affirmation est facile dans la mesure où le film d’Alexandre Coffre était plutôt destiné au (pré)-ados, celle qui lit les aventures sur bande de notre groom belge légendaire. Deux caractères que tout oppose, une jolie femme intrépide à la chasse au scoop (la jolie Géraldine Nakache), un scientifique perché et un mégalo qui l’est tout autant sinon plus… Bref, une recette classique qui devait nous permettre de nous divertir et de retrouver l’esprit de la BD culte de Franquin.

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Sauf qu’on en est très loin ! Le film se distingue par des lourdeurs certaines tant au niveau du scénario que du jeu de nos acteurs. Alex Lutz peine à nous faire rire en Fantasio (il en devient limite une tête à claques), Thomas Solivères nous campe un Spirou très peu crédible (un cleptomane qui s’improvise groom et qui par un concours de circonstances se retrouve à sauver le monde…) et je ne parle même pas de Christian Clavier mais également de Ramzy Bédia, tout simplement ternes (et encore, je suis sympa)

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On pourrait se dire qu’il ne s’agit que d’une mise en bouche, si on réfère au dénouement du film et qu’il est destiné à installer une franchise. Mais force est de constater que l’œuvre originale de Franquin est au mieux dénaturée, au pire tout simplement massacrée, ce qui démontre que le cinéma français peut être effectivement capable du pire surtout lorsqu’il s’attaque à un genre qu’il ne maitrise décidément pas.

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Et là, on se met sérieusement à flipper pour Gaston Lagaffe qui sort dans quelques semaines !

Les Aventures de Spirou et Fantasio

Un film de : Alexandre Coffre

Pays : France

Avec : Thomas Solivérès, Alex Lutz, Ramzy Bedia, Géraldine Nakache, Christian Clavier…

Genre : Comédie, Aventure

Durée : 1h29

Sortie : le 21 février

Note : 6/20

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