« L’identité du Festival de Cannes n’a ni de sexe, ni de religion, ni de frontières »

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L’actrice italienne Monica Bellucci, maitresse de cérémonie du 70ème Festival de Cannes

Sobre, simple cérémonie mais toujours aussi élégante cérémonie d’ouverture, mercredi soir. Comme chaque année, tout le gotta du cinéma mondial s’est retrouvé sur la Côte d’Azur à l’occasion du Festival de Cannes.

Une 70ème édition présidée par Monica Bellucci, fidèle à elle-même, c’est-à-dire, belle, mystérieuse et gracieuse. Pedro Almodovar était à l’honneur, à travers une rétrospective retraçant ses plus grands films. Une façon subtile de rappeler que le cinéaste espagnol aime les femmes et qu’elles lui rendent bien. Les femmes qui ont occupent une place de choix puisque cette année, douze réalisatrices font partie de la sélection officielle, ce dont s’est félicité la maitresse de cérémonie.

Pour cette année, dix-neuf films concourent pour obtenir la Palme d’Or, cette récompense ultime et succéder ainsi au Britannique Ken Loach, vainqueur l’année dernière avec son bouleversant film Moi, Daniel Blake. Une sélection, comme toujours assez riche, profonde et même polémique avec Okja, le dernier long-métrage du coréen Bong Joon Ho. Cette œuvre ne se distingue pas pour son scénario ou d’éventuelles scènes choquantes (à l’instar de Love ou d’Irréversible d’un certain Gaspard Noé) mais parce qu’il est produit par Netflix et sortira exclusivement sur la plateforme de téléchargement, le 28 juin. Un choix qui en a ému plus d’un critique mais qui ne choque pas tant que cela, en ce qui me concerne ! En effet, le Festival démontre sa capacité à regarder ce qui se passe ailleurs, à anticiper les nouvelles tendances et habitudes et à juger sur la qualité. Pour avoir vu la bande-annonce et avec un casting de premier choix (Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal et Paul Dano), Okja a toute sa place dans le cru 2017 même s’il aurait été tout aussi logique qu’il soit projeté sur grand écran.

Alors reste à savoir ce que le jury nous réservera comme surprise en cette année anniversaire. S’il est encore trop tôt pour désigner un favori, la compétition promet d’être intéressante. Certains films sortiront même durant le Festival ou tout de suite après comme Rodin de Jacques Doillon et L’Amant Double de François Ozon sans oublier Les fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, bien que ce dernier ne concoure pas pour la Palme d’Or. Une façon pour les organisateurs de faire vivre cette grand-messe annuelle du cinéma en dehors de Cannes et au plus près des spectateurs.

PS : lors de la cérémonie d’ouverture, Benjamin Biolay et Louanne Emera ont repris une chanson culte de Claude Nougaro, « Le cinéma ». Je vous invite à écouter leur versionn tout aussi bien que l’originale 😉

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