Pris de court : une mère avant tout

115322Je suis sous le charme de Virginie Efira, une femme que je suis depuis mon adolescence. Un joli minois qui heureusement ne se résume pas qu’à cela et qui a démontré qu’elle pouvait faire rire comme émouvoir son auditoire.

Après l’hilarant Victoria sorti en septembre dernier, je la retrouve dans Pris de court, un film d’auteur plutôt discret dans cette programmation hebdomadaire plutôt dense. Elle y incarne Nathalie, une joaillière vient s’installer à Paris où elle a retrouvé du travail, avec ses deux enfants âgés de 8 et 15 ans. Suite à la mort de son époux, elle a quitté le Canada pour s’installer dans un premier temps à Perpignan, auprès de sa famille. L’arrivée dans la capitale est synonyme d’un nouveau départ pour cette mère célibataire. Mais alors qu’elle se rend dans son nouveau lieu de travail, elle apprend que son directeur est revenu sur sa décision et annule son embauche. Contrainte à rechercher un nouvel emploi, elle devient serveuse, à titre provisoire. Elle retrouve finalement un poste auprès d’une autre bijouterie. Durant ce temps, son fils aîné, qui découvre la vérité, fait la rencontre d’un mystérieux camarade de lycée et plonge peu à peu dans des trafics illicites.

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Film plutôt discret, Pris de court raconte l’histoire d’une mère face à deux fronts ouverts simultanément. Tout d’abord, une recherche d’emploi inattendue suite à la défection et au manque de sérieux de son employeur. Afin de nourrir sa famille, et malgré ses qualités, elle n’a pas le choix. Elle est contrainte de prendre un job alimentaire quitte à mentir à ses enfants, pour mieux les protéger. C’est en voulant leur épargner qu’elle commet sans doute une erreur majeure par rapport à son fils aîné qui fréquente des personnes peu recommandables et qui, du haut de ses 15 ans, est grisé par l’argent facile et les larcins simples à réaliser. L’affrontement avec sa mère est inévitable d’autant que son attitude risque de mettre à mal la tranquillité de la famille lorsqu’il devra rendre des comptes, après s’être fait voler un paquet important. Mais face à son fils, Nathalie, une fois encore, tente de le protéger, quitte à le pardonner d’une certaine manière.

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Film d’auteur sans prétention avec un scénario plutôt simple, Pris de court ne détonne pas particulièrement mais ne manque pas d’intérêt. Le rythme et l’atmosphère de ce drame font que le spectateur reste concentré sur l’écran et se demande comment Nathalie et ses enfants vont se sortir de cette spirale infernale. Le résultat est assez surprenant, loin des fins attendues ou convenues, preuve qu’après tout, cette mère de famille ne cherche absolument à jouer les héros mais veut tout simplement aspirer à une vie normale. Ce qui rend la situation crédible, d’une certaine manière.

Pris de court

Un film de : Emmanuelle Cuau

Pays : France

Avec : Virginie Efira, Gilbert Melki, Marilyne Canto, Renan Prévot, Jean-Baptiste Blanc, Zacharie Chasseriaud…

Genre : Drame

Durée : 1h25

Sortie : le 29 mars

Note : 13/20

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