London House : bébé et crise de nerfs

London_HouseLorsqu’on vit dans un quartier résidentiel, il n’est pas rare qu’on se lie d’amitié avec ses voisins, surtout lorsque comme vous, ils attendent un heureux événement. Mais les connaît-on vraiment ?

Posez la question à Kate et Justin, deux trentenaires vivant dans un appartement située dans une maison cossue de Londres. Dans l’attente de leur premier enfant, ils font la connaissance de Theresa et Jon qui s’installent un étage plus bas. Des liens se forment entre les deux femmes, enceintes à quelques semaines d’intervalle et Kate finit par inviter ses voisins à diner. Mais au cours du repas, la soirée se tend entre les convives et leurs hôtes et au moment de partir, Theresa chute dans les escaliers. Son bébé n’y survivra pas, laissant son époux et elle dans le plus profond désarroi. De son côté, Kate donne naissance à Billy. Mais sa relation avec Justin se détériore progressivement.

Film sans prétention sans être innovant, London House nous met assez vite dans l’ambiance. Kate (incarnée par une Clémence Poesy qui nous a définitivement fait oublier son rôle de Fleur Delacour dans Harry Potter) derrière son bonheur apparent avec Justin est une femme soucieuse, qui semble manquer d’assurance et qui se demande encore si elle sera une bonne mère, elle pour qui la maternité était tout sauf une évidence. Face à elle, Theresa, femme plutôt superficielle, soumise à son mari, un rentier, qui joue les grandes amies et les femmes fringantes, du moins au début. La perte accidentelle de son enfant empoisonnera les relations entre les deux couples et il faudra attendre la naissance de Billy pour que les choses se calment et que la relation reparte sur de bonnes bases. Theresa, face à la détresse post-maternité de Kate, lui proposera même ses services en s’occupant de l’enfant. Mais est-ce un geste vraiment désintéressé ?

On est en droit de se le poser lorsqu’on voit l’attitude plus qu’ambiguë de Theresa mais aussi d’une scène au début du film qui, au départ, semble tout à fait anodine mais qui laisse à réfléchir, une fois la projection terminée. Theresa et Jon sont-ils vraiment des voisins qu’ils veulent du bien à Kate et Justin ? Sont-ils en train d’exécuter un plan digne d’un polar d’Alfred Hitchcock, ou alors est-ce tout simplement Kate qui se fait des idées, elle qui vit mal sa période post-grossesse et qui est à la limite de la folie ?

Autant de questions qui ont leurs réponses dans ce film bien mené et assez surprenant même si des zones d’ombres persistent, notamment à la fin. On sort en effet de la salle avec un goût amer, d’inachevé, en mode « pourquoi le film se termine comme cela ? ». Hé oui, il n’est pas obligé qu’un film se termine par un happy end (ou de manière convenue)

London House

Un film de : David Farr

Pays : Royaume-Uni

Avec : Clémence Poésy, David Morrissey, Stephen Campbell Moore, Laura Birn, Deborah Findlay…

Genre : Thriller

Durée : 1h26

Sortie : le 22 mars

Note : 15/20

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