Mistress America : Best Sisters Forever ?

file_608884_Mistress-America-Poster-1-640x948Revoilà Noah Baumbach, revoilà Greta Gerwig et revoilà New York pour une nouvelle comédie à la recette détonante dont eux seuls ont le secret pour qu’elle nous séduise.

Il y a deux ans et demi, je découvrais ce duo (au ciné comme à la vie) à travers le film Frances Ha, un film qui retrace les aventures, joies et doutes de Frances, un peu perdue dans la big Apple, à l’instar de sa génération, la fameuse génération X. Tourné intégralement en noir et blanc, Frances Ha m’avait séduit pour son histoire, ses prises de vue et surtout pour une scène culte où on voit notre héroïne principale courir et effectuer des pas chassés dans New York avec Modern Love du (très) regretté David Bowie en fond sonore.

Deux ans et demi plus tard, la paire Gerwig/Baumbach récidivent. On est toujours à New York mais là, focus sur la génération dite Z, celle née après 1995, à travers les tribulations de Tracy. Fraîchement étudiante, elle débarque dans la Grosse pomme et semble un peu perdue entre les cours, son intégration et un copain de promo pour qui elle a le béguin. Suivant les conseils de sa mère qui doit se remarier, elle contacte Brooke, sa future sœur par alliance. Deux caractères différents mais qui s’entendent parfaitement et immédiatement, ce qui ne sera pas sans conséquences sur la vie de Tracy.

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Brooke et Tracy, comme je viens de vous l’indiquer, c’est le choc des personnalités. Là où la seconde est plutôt réservée et tente de tracer son sillon (ce qui est logique quand on a tout juste 18 ans), La première est en revanche assez fonceuse, impétueuse et impulsive. Tracy prendra vite Brooke en modèle, au sens propre comme figuré. Etudiante en lettres, elle rêve d’intégrer le cercle de jeunes écrivains de sa fac et Brooke devient son objet d’études, un personnage de fiction dont elle suit avec intérêt sa vie up and down à l’image de New York. Rapidement, on devine chez Brooke une certaine fragilité, du moins une faille : si la jeune trentenaire est plutôt vaillante, tout le temps positive et énergique – la parfaite new-yorkaise en soi ! – elle peine à aller jusqu’au bout des choses et c’est pour mieux dissimuler des aspects brouillons de son existence, du moins, éviter de les affronter concrètement. Des failles et des contradictions que Tracy soulève et couche sur le papier à l’insu de sa sœur d’alliance.

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Dès lors, on devine assez vite que Brooke et Tracy sont non seulement complémentaires mais qu’elles ont besoin l’une de l’autre. Ce ci, dans une bonne atmosphère comique qui convient décidément bien à New York et que je ne saurais concrètement expliquer. Mistress America est à la fois drôle et mélancolique et tire sa force essentiellement grâce à la présence de Greta Gerwig sur le devant de la scène bien sur mais également en coulisses à travers un scénario bien ficelé et assez foufou. Un bon moment pour une durée qui plus est correcte (1h25), c’est juste ce qu’il faut pour en profiter.

Mistress America

Un film de : Noah Baumbach

Pays : Etats-Unis

Avec : Greta Gerwig, Lola Kirke…

Genre : comédie

Durée : 1h25

Sortie : le 6 janvier

Note : 14/20

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