Les anarchistes : jeunes, idéalistes et romantiques

Les-anarchistes-afficheLa nouvelle génération du cinéma français ambitionne de prendre le pouvoir et le fait savoir. Déjà à l’affiche d’Illimité, le magazine mensuel d’UGC, Adèle Exarchopoulos, Tahir Rahim, Swann Arlaud, Guillaume Gouix et compagnie, semblent en tout cas donner un nouveau souffle à notre cinéma, un peu plus funky, romantique et sensuel. Vaste projet qui s’il est séduisant, n’est pas sans failles et quelques ratés cependant.

Quand j’ai vu la bande annonce des Anarchistes, je me suis tout de suite dit : « un film qui en jette, avec de l’intrigue, de l’action et même une histoire d’amour en prime ! ». Sans compter Adèle Exarchopoulos dont je suis littéralement sous le charme. Le film d’Elie Wajeman nous campe l’histoire de Jean Albertini, un brigadier, qui est chargé d’infiltrer un groupe d’anarchistes basé à Paris et d’informer sa hiérarchie sur leurs prochaines actions. Se liant rapidement d’amitié avec les membres, Jean tombe progressivement amoureux de Judith, ce qui n’est pas sans conséquences.

Alors on s’imagine un film avec de l’action, du rythme à n’en plus finir et un spectateur qui s’agrippe sur son siège, savourant chaque minute de l’histoire et surtout impatient d’en connaître la fin. Je dois bien reconnaître, néanmoins, que le film m’a un peu laissé sur ma faim. Non pas qu’il était nul en soi, bien au contraire. Dans le Paris de la toute fin du XIX° siècle, Les Anarchistes nous plonge à l’intérieur de ce groupe de révolutionnaires, idéalistes qui se battent pour imaginer un nouveau modèle de société. Un groupe idéaliste donc avec une pointe de romantisme que le film met fortement en avant.

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Tout d’abord dans la relation que le brigadier Albertini entretient avec les anarchistes. On devine assez vite que notre policier va se retrouver dans une situation ambiguë et tiraillé entre sa mission et la sympathie qu’il éprouve pour ce groupe. Une ambiguë qui n’en sera que croissante lorsqu’il se rapproche de Judith. Une fois encore, on peut compter sur la beauté froide qu’Adèle Exarchopoulos dégage à l’écran pour apporter cette touche de romantisme, de sensualité et même d’érotisme dans ce film dans la mesure où son personnage fera d’une certaine manière douter le jeune infiltré joué par un Tahar Rahim plutôt crédible.

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Bien que péchant par un rythme plutôt lent et un trop peu intello, Les Anarchistes affiche malgré tout ses ambitions en exposant un peu plus au devant de la scène cette nouvelle génération d’acteurs français. Une génération qui n’a peur de rien et qui fait confiance à des projets cinématographiques plutôt risqués, loin des blockbusters et autres films bankable, tout en essayant de ratisser large. Rien qu’en cela, c’est un peu anarchiste, comme démarche !

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Les Anarchistes

Un film de : Elie Wajeman

Pays : France

Avec : Adèle Exarchopoulos, Tahar Rahim, Swann Arlaud, Guillaume Gouix, Karim Leklou…

Genre : drame

Durée : 1h41

Sortie : le 11 novembre

Note : 14/20

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