Dope : Geekitude et coolitude

131403En ce début de novembre grisonnant (c’est la saison, en même temps), je vous propose de faire vos valises, direction la Californie à la rencontre de trois ados au profil assez atypique.

Malcom est un lycéen de 17 ans vivant à Ingelwood, une banlieue chaude de Los Angeles. Fan du hip-hop des années 1990, plutôt bon élève, il rêve d’aller à Harvard et passe son temps libre avec ses deux meilleurs amis Diggy et Jibs avec qui il a monté un groupe de rock. Mais son style vestimentaire et son côté plutôt réservé le font passer au mieux pour un « geek », au pire, pour un boloss qui se fait le plus souvent racketter par les racailles de son bahut. C’est alors qu’invité à une fête d’anniversaire d’un dealer, va se produire un événement pour le moins inattendu : Malcom se retrouve avec plusieurs kilos de drogue dissimulés dans son sac. Un événement qui, s’il paraît catastrophique pour notre geek et ses copains, pourrait cependant bien le faire passer de « boloss » à « dope », un mec cool.

Aux premières minutes du film, j’ai cru que l’action se déroulait à l’aube des années 1990. Il faut dire que le poster d’Eazy-E, les VHS et les cassettes audio sans oublier la garde-robe de Malcom – un style entre Mc Hammer et le Prince de Bel Air – donnait cette furieuse impression. Mais nous sommes bel et bien en 2015 et notre héros est tout simplement un fan des années 1990, ce qui le met un peu en décalage avec les autres jeunes de son âge. Comme tout geek qui se respecte Malcom est une bosse des maths et de l’informatique mais plutôt zéro avec les filles, devant se contenter au strict minimum (vital) pour apaiser ses hormones.

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Produit par Forrest Whitaker et Pharell Williams, Dope nous promet cependant une bonne coolitude et un feel-good moment. Lorsqu’on voit Malcom et ses amis, on pourrait se dire qu’ils ont une existence la plus banale du monde, ce qui est (bien) vraie d’autant plus qu’il n’est vraiment pas simple de vivre dans cette banlieue chaude de L.A si vous ne faites pas partie d’un gang, d’un groupe, si vous ne faites pas de sport et que vous voulez tout simplement aller à la fac (et pas n’importe laquelle !)

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Dès lors, Malcom se retrouve dans une situation pour le moins compliquée et le fait qu’il découvre de la drogue dans son sac aggrave plutôt les choses. Mais notre héros va se servir de son intelligence et faire preuve d’une certaine malice pour se sortir de cette situation, donnant lieu à des scènes et instants comiques et subversivement cocasses. Dope ne se veut pas moralisateur et tout en étant politiquement incorrect (du moins légèrement), pose plusieurs questions dérangeantes notamment celle-ci : comment faire lorsqu’on a des rêves et des ambitions pleins la tête pour sortir du ghetto quand on est une « tête » ? Et surtout est-on condamné à y rester ?

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Dope est un concentré de coolitude qu’il serait dommage de ne pas découvrir en raison également de sa superbe bande originale qui réunit à la fois le hip-hop californien des années 1990 et le rock californien style Offspring. De quoi commencer cette semaine cinématographique sur un bon pied !

Dope

Un film de : Rick Famuyiwa

Pays : Etats-Unis

Avec : Shameik Moore, Kiersey Clemons, Tony Revolori, Zoë Kravitz, Rakim Mayers, Keith Stanfield, Blake Anderson, Forest Whitaker…

Genre : comédie

Durée : 1h43

Sortie : le 4 novembre

Note : 15/20

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