Sexiste. Vous avez dit sexiste ?

IMG_5489L’été approche à grands pas et avec lui, les comédies romantiques et autres grosses productions hexagonales comme hollywoodiennes. Une période propice pour attirer un autre public.

Mais ce n’est pas de cela dont je vais vous parler, ni même de mes prochaines critiques. Promis, elles arrivent – je suis juste victime d’un emploi du temps assez lourd ! – le temps que je digère un rythme assez dense niveau fréquentation ciné ! 😉

Ces derniers jours, un film français avait fait parler de lui. Il s’agit de Un moment d’égarement qui raconte – grosso modo – la liaison d’une jeune femme de 18 ans avec le père de sa meilleure amie durant leurs vacances. Jusqu’ici rien de bien méchant, d’autant plus que le scandale ne vient même pas du synopsis, signe que les esprits ont évolué, ce qui n’est pas plus mal des fois.

Ce qui fait tiquer en revanche, c’est qu’il n’est fait aucune mention du nom des deux actrices principales qui partagent l’affiche avec François Cluzet et Vincent Cassel, deux poids lourds du cinéma français. Les associations féministes et autres magazines du même gabarit n’ont pas tardé à saisir la balle au bond en insistant sur le côté machiste de l’affaire. Les deux actrices que sont Alice Issaz et Lola Le Lann, sont là pour le décor – c’est le cas de le dire ! – et font figure de pots de fleur face à leurs partenaires masculins copieusement mis en valeur.

Il va sans dire que le choix communicationnel du distributeur est un peu maladroit car si j’ai bien compris l’affiche et surtout la bande annonce du film, nos deux actrices jouent un rôle important, pour ne pas dire prépondérant et qu’il aurait été logique qu’elles soient non seulement mises en valeur mais surtout à égalité avec Cluzet et Cassel. Elles sont essentielles à l’intrigue mais le choix opéré donne l’impression que l’histoire ne se concentre que sur les turpitudes de ces deux messieurs, seul intérêt du film, finirait-on par conclure.

Alors sexisme, diront certains. Mais c’est oublier un certain pragmatisme qui se veut utile et surtout efficace. Vincent Cassel et François Cluzet sont des noms qui attirent et bien plus attrayants qu’Alice Issaz et Lola Le Lann. Alors j’imagine déjà le regard désapprobateur de certain(e)s d’entre vous pensant que je cautionne le choix du diffuseur. Que nenni mais force est de reconnaître qu’il sera plus facile pour le spectateur d’aller voir ce film parce qu’il y a Cassel et Cluzet qui y jouent (et tiennent les rôles principaux) que d’y aller parce qu’il y a Alice Issaz. L’actrice n’est pas totalement inconnue elle qui a récemment joué dans La Crème de la crème et qui a été révélée dans le très génial La cage dorée en 2013 mais est encore loin de prétendre à être au même niveau que ses collègues masculins du film !

Injuste me direz-vous ? Oui probablement ! Sexiste alors ? Cela reste sujet à caution. Comme je viens de l’écrire, le choix s’est voulu pragmatique et les producteurs ont visiblement voulu miser sur la notoriété de Vincent Cassel et de François Cluzet pour porter et promouvoir le film surtout auprès d’un public plutôt adulte en raison de la thématique. Ce choix, on peut le regretter, même le déplorer mais il a au moins un mérite : celui d’assumer.

D’ici là, on attend que le film sorte – c’est pour le 24 juin prochain – on verra si une telle polémique en valait la peine… ou pas !

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