Trente minutes pour séduire: quand le groupe C2L invente la garantie cinéma

cinema1bC’est une petite nouveauté qui vous attend si vous êtes un habitué des salles de ciné de Saint-Germain en Laye.

L’annonce avait été médiatisée et elle n’est pas passée inaperçue. En effet, l’exploitant C2L propose aux spectateurs d’être tout simplement remboursés si le film qu’ils regardent ne leur plait pas. Seule condition : quitter la salle dans le demi-heure qui suit le début du métrage.

Un prérequis qui ne devrait pas trop coûter au cinéma qui se lance en réalité un pari : inviter les spectateurs à découvrir d’autres films, des films qu’ils n’auraient pas choisi d’emblée notamment les films d’auteur ou à petit budget, une façon d’apporter une certaine garantie à celles et ceux qui seraient réticents de débourser une dizaine d’euros (par tête) et ressortir déçus voire énervés à la fin de la projection.

Le choix des trente minutes durant lesquelles le spectateur peut décider de se faire rembourser s’il n’est pas conquis par le film n’est pas anodin car c’est – apparemment – le temps qu’il faut pour accrocher ou non à l’histoire et à l’intrigue. Un délai assez rapide finalement car il faut être concentré et surtout rentrer dans l’ambiance, afin de se faire une opinion. Et bien souvent, mon expérience a montré que si un début de film pouvait sembler laborieux, la suite de l’intrigue pouvait être tout à fait différente, donnant un regain d’intérêt non négligeable.

Ayant une carte UGC Illimité, je ne me pose pas trop la question quant au choix du film que je vais voir, et encore moins si je quitte ou non la salle si le film ne plaît pas. Je trouve même le principe du remboursement gênant dans la mesure où on considère le cinéma comme un produit de consommation et non comme un objet culturel. Je peux comprendre aisément que certains soient tentés de récupérer leur mise, crise oblige, mais quand on va voir un film, on voit un film, on ne consomme pas !

Il faudra attendre un peu pour évaluer les résultats de cette initiative qui vise davantage à cibler un public qui va assez peu au cinéma, en raison d’un billet d’entrée de plus en plus prohibitif. Une façon également de tenir tête aux grands complexes et de se distinguer face à la concurrence féroce que ces derniers exercent, notamment en région parisienne.

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