« Big Eyes »: Tim is back!

021020Je ne suis pas un spécialiste, ni un habitué des films et de l’univers de Tim Burton. Aussi, lorsque je visionne un de ses films, c’est plus par curiosité, comme si je sais que je pars un peu à l’aventure et malgré sa filmographie impressionnante et remarquée, je dois bien avouer que je n’ai vu que peu de ses œuvres même si elles ont un avantage bien particulier, c’est qu’elles vous marquent !

Ainsi, après avoir vu Batman: le défi (immortalisé par un Michael Keaton dans le rôle-titre, une Michelle Pieffer en Catwoman dégantée et un Danny de Vito en super-méchant), Big Eyes fera sans doute partie de mes films préférés.

Surtout que le pari n’était pas simple puisque Tim Burton s’inspire d’une histoire vraie, celle des plus grandes arnaques (sinon la plus grande) de l’Histoire de l’art aux Etats-Unis. Dans les années 1960, Walter Keane connaît un succès phénoménal grâce à ses œuvres qui représentent des enfants mélancoliques peints avec des grands yeux. Un succès qu’il doit en réalité à son épouse, Margaret, qui est l’auteur véritable de ces tableaux. Très vite, la complicité et l’affection qui existaient entre les deux êtres va rapidement se transformer en affrontement, l’occasion sans doute pour Margaret, étouffée par la notoriété et la mégalomanie de Walter mais également rongée de remords par l’imposture dont elle est complice, de se racheter et de s’émanciper définitivement.

BIG EYES PHOTO5Je vous le disais, le pari n’était pas forcément simple surtout si on n’est pas un coutumier de l’Histoire de l’art ! Aussi, il fallait une certaine dose de créativité pour rendre le scénario intéressant et surtout digeste. Et pour cela, Tim Burton s’est davantage appuyé sur la prestation de ses deux acteurs principaux plutôt que les effets spéciaux dont il est coutumier. Résultat, Christoph Waltz et Amy Adams livrent une prestation très intéressante et agréable, chacun jouant deux personnages radicalement opposés. Walter Keane est volontiers cynique, calculateur, prétentieux et mégalomane, tandis que Margaret reste fidèle à ses principes, marquée par la religion et semble en retrait face à un homme dont on comprend qu’il entend tirer la couverture à lui seul, et uniquement à lui seul, tout en manipulant volontiers sa femme. On comprend très rapidement qu’un déséquilibre se forme au sein du couple et qu’un affrontement s’avère par la suite, inévitable et même nécessaire, notamment pour Margaret qui devra s’affirmer et donc exister, à défaut de le faire via ses toiles. Et si la façon dont elle finit par s’affranchir de son mari paraît à la fois saugrenue et insolite, il n’en demeure pas moins un tournant dans sa vie et même dans le film d’une manière générale, le film se voulant in fine féministe, Margaret devenant au fur et à mesure de l’histoire, une sorte d’égérie de l’émancipation des femmes (dans tous les sens du terme)

BIG EYES PHOTO2En signant Big Eyes, Tim Burton a pris un risque mais un beau risque puisque le film est une réussite aussi bien dans l’intrigue que la réalisation et les effets spéciaux. Les fans de Christoph Waltz retrouveront sans doute, à certains moments, le personnage cynique et imbu qu’il incarne de temps à autre dans ses films, ce qui donne une certaine saveur à ce long-métrage.

Big Eyes

Un film de : Tim Burton

Avec : Amy Adams, Christoph Waltz, Krysten Ritter, Jason Schwartzman, Terence Stamp…

Pays : Etats-Unis

Genre : drame

Durée : 1h46

Sortie : le 18 mars

Note : 15/20

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