La Crème de la crème : quand l’élite passe de la théorie à la pratique

20650026Vous êtes étudiant à Sciences Po et que vous avez été orphelins du CRIT’ qui n’a pas eu lieu cette année ? Ou bien vous êtes un ancien comme moi qui est devenu nostalgique des fêtes organisées par le BDE ou autre association de son école ? La Crème de la crème devrait vous raviver quelques souvenirs, l’intrigue en moins.

Dan, Louis et Keyliah, sont trois étudiants dans une prestigieuse école de commerce, se destinant à devenir les dirigeants de demain, l’élite de la nation. En cours, ils apprennent les rouages de l’économie de marché, notamment la loi de l’offre et de la demande. Un principe qu’ils appliquent très vite dans les relations garçons/filles suite à un défi lancé par Keyliah au lendemain d’une soirée étudiante. Peu à peu, c’est un véritable réseau de prostitution qu’ils mettent en place au sein même de leur école.

Si la bande-annonce était un peu racoleuse (en même temps, c’est un peu le principe), le film l’était nettement moins en revanche. Ceux qui, comme moi, ont fait une partie ou la totalité de leurs études au sein d’une grande école se rappelleront sans doute de ces fameuses soirées où on était entre soi, chacun mis dans des cases et des périmètres qu’il était interdit de franchir. On est entre gens du Bureau des élèves, gens du club de jazz, personnes d’une autre association et quant à ceux qui ne font partie d’aucune caste, ils deviennent moins populaires pour ne pas dire insignifiant, surtout s’ils sont désargentés. C’est le cas de Dan qui, bien qu’issu d’une bonne famille, n’a vraiment pas la côté avec les filles (tout comme son ami et colocataire Jaffar) car « gentil », ce qui reste insuffisant pour les filles, de l’aveu même de Keyliah.

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Le film est certes caricatural, mais finalement assez vrai dans la mesure où les barrières sociales restent mentalement présentes au sein des grandes écoles. Ainsi Keyliah, dans les premières minutes du film, se voit reprocher par Louis d’avoir été acceptée à l’école sur dossier et non suite aux sacrifices qu’elle aurait du fournir si elle avait fait une prépa. La différence se trouve également dans la mentalité des principaux personnages notamment celle de Louis, issu d’une famille aisée qui ne voit que dans son école, un endroit idéal pour se faire un réseau professionnel. Aux antipodes de Keyliah, débarquant fraichement en première année, issu (comme on le verra un peu plus tard dans le film) d’un milieu modeste et qui cherche sa place pour mieux se faire intégrer.

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« Tout s’achète, tout se vend » comme le rappelle la bande-annonce. Un petit jeu dangereux dans lequel nos charmants personnages vont se fourvoyer jusqu’à se brûler les ailes. Résultat, un film qui est « regardable » et dans lequel on rigole de certaines scènes. L’occasion pour moi de découvrir pour la première fois, Kim Chapiron, un réalisateur que je connaissais uniquement pour être le compagnon de la très belle Ludivine Sagnier. Ce n’est certainement pas un chef d’œuvre mais il est beaucoup moins navrant que The Canyons, produit et interprété par Lindsay Lohan, tant le film est dénué d’intérêt (hormis peut-être de voir LiLo dans le plus simple appareil !)

La Crème de la crème

Un film de : Kim Chapiron

Avec : Thomas Blumenthal, Alice Isaaz, Jean-Baptiste Lafarge…

Pays : France

Genre : comédie

Durée : 1h30

Sortie : le 2 avril

Note : 13/20

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