« Jamais le premier soir » : un ‘Bridget Jones’ banal et réchauffé à la française

21054736_20131122111200927Vous êtes une (jeune) demoiselle, la quarantaine (ou moins, ça compte également) et vous n’arrivez pas à trouver le grand amour, « the one » comme disent nos chers voisins britanniques ? Alors vous tombez dans la dépression mais heureusement, un psychologue fin commercial et forte personnalité médiatique vous convainc que la solution à vos problèmes se trouvent dans l’auto-persuasion au bonheur !

C’est ce qui arrive à Julie, la quarantaine sans enfant qui se remet mal de sa rupture avec son énième compagnon qui, pour compléter l’histoire, l’a largué par coursier interposé. Avec l’aide de ses copines, Louise et Rose (dont la vie amoureuse n’est pas non plus optimale), Julie va tenter de positiver et tout essayer afin de trouver le bon, sans se douter cependant qu’une personne ne lui laisse pas indifférente.

Produite par Dominique Farrugia, cette comédie ne surprendra personne tant le sujet a été maintes fois évoqué et traité avec plus ou moins de réussites. Certes, on rigole (un peu), mais on a du mal à accrocher avec les personnages tous aussi caricaturaux les uns que les autres, des bonnes copines qui donnent des conseils à l’intéressée alors qu’elles feraient bien mieux de regarder autour de sa porte (l’une lassée par sa relation un peu trop lisse et l’autre qui sort avec son patron en espérant qu’il va (enfin !) quitter sa femme (bref, tout un programme, ceci dit en passant !)), au personnage principal qui tombe tour à tour sur le beau gosse imbu de sa personne, dragueur et  un peu mytho (bref, le connard) à l’homme propre sur lui mais au bout du compte assez lourd, sans oublier l’homme timide et maladroit qui peine à exister.

jamais-le-premier-soir-01-01-2014-15-gBref, une comédie romantique à la Bridget Jones, l’esprit de Bridget Jones en moins sans compter qu’Alexandra Lamy n’arrive pas à se détacher complètement du personnage de « Chouchou » d’ « Un gars, une fille » qui l’a rendue célèbre. Bien que jouant les quarantenaires en quête d’un amour durable, on ne peut s’empêcher à son autre rôle à divers moments du film, sans oublier une Julie Ferrier difficilement crédible en femme désabusé par son compagnon et son couple et qui est malgré tout malheureuse.

Jamais le premier soir est donc un film à programmer si vous ne trouvez aucun autre long-métrage à votre convenance. Il prête à sourire plutôt qu’il fait réellement rire et il conviendrait plutôt à un bon moment à passer le lundi soir à la maison en guise de téléfilm. En clair, un film plutôt gnangnan, avec un air de déjà-vu, tout juste sympa mais pour lequel, il ne faut pas que vous vous sentiez obligés de vous déplacer pour le voir ! Et quand on pense que c’est Dominique Farrugia qui l’a produit, on se demande tout bêtement s’il n’a pas perdu tout esprit d’imagination !

Fiche technique :

Jamais le premier soir

Un film de : Mélissa Drigeard

Avec : Mélanie Doutey, Alexandra Lamy, Julie Ferrier, Jean-Paul Rouve, Grégory Fitoussi…

Pays : France

Genre : comédie

Durée : 1h31

Note : 11/20

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